Portrait de Guillermo del Toro, réalisateur de Bilbo le Hobbit : Guide SDA
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Guide SDA, un guide sur la Terre du Milieu, Tolkien et le SDA





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Guillermo del Toro, l'homme qui va réaliser le Hobbit


Guillermo del Toro et le casting d'Hellboy
Guillermo del Toro (à droite)
avec Ron Perlman et Selma Blair

Né en 1964 à Guadalajara, Guillermo del Toro est un passionné du cinéma fantastique et s'intéresse depuis tout jeune aux films de genre, tendance gothique.
Parmi les films qui l'ont marqué, il cite volontier Taxi Driver, la Nuit des Morts Vivants, le Masque du Démon et même les Hauts de Hurlevent.

Le futur réalisateur part accomplir son rêve aux Etats Unis, en suivant les cours de l'école d'effets spéciaux de Dick Smith (l'Exorciste, les Prédateurs).
De retour au Mexique en 1986, Guillermo se lance pour de bon : il monte sa propre société d'effets spéciaux, Necropia, qui lui permettra de faire ses armes sur de nombreux films et séries télévisées. Il n'a alors que 21 ans ! Parallèlement à cela, il mène une carrière de journaliste et enseigne le cinéma en université.

22 ans et sept films plus tard, Guillermo del Toro s'est taillé une solide réputation de réalisateur, qui réussit la prouesse de faire à la fois des films d'auteur et des films grand public. Il est apprécié à la fois des critiques du festival de Cannes et des fans de film d'horreur, et ca filmographie est absolument irréprochable.

Guillermo del Toro vs Peter Jackson

En quoi le réalisateur mexicain est-il particulièrement qualifié pour réaliser Le Hobbit ?

Tout d'abord c'est un authentique passionné de cinéma, un artisan qui aime peaufiner le scénario et construire son film avant même d'arriver sur un plateau. Les quatre ans de tournage en Nouvelle Zélande ne seront pas de trop pour ce perfectionniste, qui garde par ailleurs la tête sur les épaules et n'a pas un ego surdimensionné.

Guillermo del Toto maitrise toute la gamme des effets spéciaux dans un film, qu'ils soient traditionnels ou numérique, et c'est un atout considérable pour mettre le pied en Terre du Milieu. Nul doute que des films comme Blade II, Hellboy ou le Labyrinthe de Pan l'ont préparé aux défis techniques qu'il devra affronter.
L'équipe du Seigneur des Anneaux a par ailleurs largement débroussaillé le terrain pour le réalisateur mexicain, qui n'aura plus qu'à se servir des décors, accessoires et costumes existant, et pourra compter sur des personnages déjà bien construits (Gandalf par exemple)

Cet acquis est aussi un défi pour Guillermo, qui aura surement à cœur d'apporter ses propres idées à la création de la Terre du Milieu. On en arrive au coeur du problème : Guillermo est un auteur, pas un yes man : comment pourra-t'il imposer ses vues face à Peter Jackson, qui est producteur exécutif ? Les deux artistes pourront-ils se mettre d'accord ? C'est là certainement le plus grand défi du Hobbit.

Guillermo del Toro aime les gens et ses "films d'auteur" (Cronos, l'Echine du Diable, le Labyrinthe de Pan) démontrent une profonde connaissance de l'humanité et une grande subtilité dans la manière de peindre les sentiments. Et c'est peut-être ce qui manque à Peter Jackson, plus habile dans les scènes d'action anthologiques que dans la comédie dramatique.
Le réalisateur apportera sans doute un supplément d'âme à la Terre du Milieu, et sera moins enclin à utiliser le spectaculaire et les effets spéciaux. Ceci devrait rassurer les anti-jacksoniens !

Filmographie

1992 est une date clé dans la carrière du surdoué mexicain : aprés avoir réuni suffisamment de budget grâce aux séries TV et aux commandes de sa société (Necropia), Guillermo réalise Cronos, son premier film, à l'age de 28 ans. Le succès critique est au rendez-vous pour ce film étrange et troublant, qui ne rafle pas moins de huit Ariel (équivalents des Cesars au Mexique) ainsi que le prix de la critique à Cannes.
Cronos raconte l'histoire d'un vieil antiquaire (Federico Luppi) qui découvre une montre bizarre (dont le mécanisme renferme un insecte !), conférant l'immortalité. Le vieil homme se transforme en une sorte de vampire, atteint d'une soif inextingible pour le sang frais. Aidé par son petit-fils, il devra lutter contre d'implacables ennemis (dont un sinistre homme de main interprété par Ron Perlman) à la recherche de la montre et de l'immortalité. Etrangement poétique, à la fois émouvant et effrayant, Cronos est un OVNI cinématographique qui renouvelle complètement le mythe du vampirisme.

Mira Sorvino dans Mimic
Mira Sorvino et les insectes
Le succès de Cronos permet à Guillermo de mettre un pied dans Hollywood et de réaliser Mimic en 1997. Il s'agit d'un film du studio Miramax, extrêmement frustrant pour le réalisateur mexicain car il a du mal à affirmer ses idées et sa personnalité et doit accepter un Happy End suite à une projection test.
L'histoire est celle d'un film de monstre assez délirant : une scientifique (Mira Sorvino) est contrainte de lutter contre des cafards géants, pouvant imiter l'apparence humaine et ayant élu domicile dans les profondeurs du métro. Guillermo avait imaginé un film très dérangeant car selon son idée initiale, les insectes étaient les vainqueurs de l'histoire, et l'humanité devait leur céder la place !

Même si ce n'est pas un chef d'oeuvre, Mimic permet à Guillermo del Toro de démontrer une maîtrise extraordinaire des décors et de la lumière (manifestement filmer dans la pénombre n'a pas de secret pour lui), ainsi que des effets spéciaux traditionnels. Il est clair que le réalisateur aime les films d'ambiance et le mystère, et joue sur la suggestion plutôt que sur les effets grandiloquents. On note à nouveau la présence d'un enfant parmi les personnages (le garçon aux petites cuillères), ce qui est une autre marque de fabrique du réalisateur : confronter l'innocence d'un enfant à un univers fantastique, et en faire le témoin d'une tragédie.

l'échine du diable
L'effrayant garçon fantôme
de l'Echine du Diable

Aprés la déception de Mimic, Guillermo del Toro enchaîne sur un film plus personnel en réalisant l'Echine du Diable en 2002, un film à petit budget, tourné en Espagne et proposé par les frères Almodovar. Ce film marque un nouveau tournant dans la carrière du réalisateur, qui s'affranchit des films de monstres pour tourner un film beaucoup plus dramatique et humain.
L'Echine du Diable raconte l'histoire d'un jeune garçon envoyé dans un orphelinat pendant la guerre civile. Il sera confronté au terrifiant fantôme qui hante les lieux mais aussi à la malveillance d'un surveillant (Eduardo Noriega). Heureusement il pourra compter sur l'amitié du directeur de l'orphelinat (Federico Luppi).

Drame social, film de guerre, histoire de fantôme, l'Echine est tout cela à la fois, et reçoit un accueil mérité dans de nombreux festivals (notamment à Gerardmer). Guillermo a affiné dans ce film sa technique de réalisation et son talent à faire monter l'angoisse chez le spectateur est assez prodigieux. Par ailleurs il démontre un véritable savoir-faire pour dépeindre les facettes de l'être humain, et finalement le fantôme fait moins peur que le malveillant Jacinto, interprété par Eduardo Noriega.

La même année, Guillermo se tourne à nouveau vers Hollywood et accepte de réaliser Blade 2, produit par New Line, mais en obtenant une grande liberté artistique. Grâce à Blade 2, il souhaite en réalité démontrer qu'il est capable de réaliser un pur film d'action adapté d'un comic-book, car il peine à mener à bien un autre projet qui lui tient à cœur : l'adaptation d'Hellboy.
Il retrouve Ron Perlman dans le rôle du patibulaire vampire Rienhardt, et s'arrange pour imposer ses idées novatrices. En effet Blade 2 est un peu ce que Batman 2 est pour Tim Burton : un film d'auteur, où le réalisateur se sert du support d'une licence tirée d'un comic pour filmer ses obsessions.
Blade
Blade en pleine action

On retrouve ainsi dans Blade 2 des monstres, une créature insectoïde, un univers souterrain, et une histoire qui tient plus du lyrisme gothique que de l'adaptation de Comic. Totalement soutenu par Wesley Snipes, Guillermo fait ses preuves dans le film de super-héros.
Enorme succès au box-office, Blade 2 est généralement considéré comme le meilleur de la série et donne les coudées franches à Guillermo pour d'autres projets.

Hellboy
Hellboy mène l'enquête :
ça va cogner !

En 2004, le succès de Blade 2 permet enfin à Guillermo del Toro de monter le projet Hellboy avec Ron Perlman.
"J'avais le but explicite, en faisant Blade II, de montrer aux producteurs , que non seulement je pourrais faire Hellboy, mais que Ron Perlman serait parfait dans ce rôle" (interview Mad Movies - juin 2002)

Il s'agit d'une nouvelle adaptation de Comic book mais cette fois l'auteur en est Mike Mignola, avec lequel Guillermo est en osmose totale.
Les deux hommes s'apprécient depuis longtemps et ont beaucoup de points communs dans leur approche du genre fantastique. Ceci explique sans doute pourquoi Hellboy est une des adaptations les plus fidèles ayant jamais été tirée d'un Comic book...
Hellboy (Ron Perlman) est un gentil (quoique caractériel) personnage démoniaque à la peau rouge et aux cornes limées, qui met sa force surhumaine au service d'une organisation secrète, chargée de lutter contre les forces surnaturelles.
Dans ce film qui puise allègrement dans la mythologie lovecraftienne et l'univers nazi, Hellboy doit lutter contre son supposé créateur, le maléfique Raspoutine. C'est un joyeux mélange de film d'horreur, d'humour et d'aventure à la sauce Indiana Jones, qui ne se prend jamais au sérieux et assume son aspect décalé jusqu'au bout.
Hellboy fait plaisir à la fois au fans et à Guillermo del Toro, qui se trouve pour la première fois complètement à l'aise dans un film de studio

le Labyrinthe de Pan
Ofelia et le Faune du labyrinthe
En 2006, Guillermo del Toro retourne au "cinéma d'auteur" avec un projet trés personnel, le Labyrinthe de Pan, qu'il tournera en Espagne.
En pleine période fasciste la jeune Ofélia (Ivana Baquero) accompagne sa mère, qui part rejoindre son nouveau mari, le cruel commandant Vidal (Sergi Lopez). Ofelia doit affonter la malveillance de son beau-père mais fait aussi la rencontre d'un faune, qui lui impose de passer trois épreuves avant de devenir princesse du royaume souterrain.
Conte fantastique, film de guerre, drame psychologique, le Labyrinthe ne laisse pas indifférent. Guillermo del Toro sait marier tous ces ingrédients pour en faire un film totalement maitrisé, qui joue aussi bien sur le registre émotionnel que sur le fantastique pur.

Hellboy 2, The Golden Army devrait sortir en octobre 2008. Dans cette nouvelle collaboration avec Mike Mignola, on retrouve naturellement Ron Perlman dans le rôle d'Hellboy, qui aura fort à faire contre différentes créatures mythologiques désireuses de conquérir le monde.
Hellboy 2
Hellboy 2 : la dreamteam est de retour


Portrait de Guillermo del Toro, réalisateur de Bilbo le Hobbit : Guide SDA
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Guillermo del Toro et le casting d'Hellboy
Guillermo del Toro (à droite)
avec Ron Perlman et Selma Blair

Né en 1964 à Guadalajara, Guillermo del Toro est un passionné du cinéma fantastique et s'intéresse depuis tout jeune aux films de genre, tendance gothique.
Parmi les films qui l'ont marqué, il cite volontier Taxi Driver, la Nuit des Morts Vivants, le Masque du Démon et même les Hauts de Hurlevent.

Le futur réalisateur part accomplir son rêve aux Etats Unis, en suivant les cours de l'école d'effets spéciaux de Dick Smith (l'Exorciste, les Prédateurs).
De retour au Mexique en 1986, Guillermo se lance pour de bon : il monte sa propre société d'effets spéciaux, Necropia, qui lui permettra de faire ses armes sur de nombreux films et séries télévisées. Il n'a alors que 21 ans ! Parallèlement à cela, il mène une carrière de journaliste et enseigne le cinéma en université.

22 ans et sept films plus tard, Guillermo del Toro s'est taillé une solide réputation de réalisateur, qui réussit la prouesse de faire à la fois des films d'auteur et des films grand public. Il est apprécié à la fois des critiques du festival de Cannes et des fans de film d'horreur, et ca filmographie est absolument irréprochable.

Guillermo del Toro vs Peter Jackson

En quoi le réalisateur mexicain est-il particulièrement qualifié pour réaliser Le Hobbit ?

Tout d'abord c'est un authentique passionné de cinéma, un artisan qui aime peaufiner le scénario et construire son film avant même d'arriver sur un plateau. Les quatre ans de tournage en Nouvelle Zélande ne seront pas de trop pour ce perfectionniste, qui garde par ailleurs la tête sur les épaules et n'a pas un ego surdimensionné.

Guillermo del Toto maitrise toute la gamme des effets spéciaux dans un film, qu'ils soient traditionnels ou numérique, et c'est un atout considérable pour mettre le pied en Terre du Milieu. Nul doute que des films comme Blade II, Hellboy ou le Labyrinthe de Pan l'ont préparé aux défis techniques qu'il devra affronter.
L'équipe du Seigneur des Anneaux a par ailleurs largement débroussaillé le terrain pour le réalisateur mexicain, qui n'aura plus qu'à se servir des décors, accessoires et costumes existant, et pourra compter sur des personnages déjà bien construits (Gandalf par exemple)

Cet acquis est aussi un défi pour Guillermo, qui aura surement à cœur d'apporter ses propres idées à la création de la Terre du Milieu. On en arrive au coeur du problème : Guillermo est un auteur, pas un yes man : comment pourra-t'il imposer ses vues face à Peter Jackson, qui est producteur exécutif ? Les deux artistes pourront-ils se mettre d'accord ? C'est là certainement le plus grand défi du Hobbit.

Guillermo del Toro aime les gens et ses "films d'auteur" (Cronos, l'Echine du Diable, le Labyrinthe de Pan) démontrent une profonde connaissance de l'humanité et une grande subtilité dans la manière de peindre les sentiments. Et c'est peut-être ce qui manque à Peter Jackson, plus habile dans les scènes d'action anthologiques que dans la comédie dramatique.
Le réalisateur apportera sans doute un supplément d'âme à la Terre du Milieu, et sera moins enclin à utiliser le spectaculaire et les effets spéciaux. Ceci devrait rassurer les anti-jacksoniens !

Filmographie

1992 est une date clé dans la carrière du surdoué mexicain : aprés avoir réuni suffisamment de budget grâce aux séries TV et aux commandes de sa société (Necropia), Guillermo réalise Cronos, son premier film, à l'age de 28 ans. Le succès critique est au rendez-vous pour ce film étrange et troublant, qui ne rafle pas moins de huit Ariel (équivalents des Cesars au Mexique) ainsi que le prix de la critique à Cannes.
Cronos raconte l'histoire d'un vieil antiquaire (Federico Luppi) qui découvre une montre bizarre (dont le mécanisme renferme un insecte !), conférant l'immortalité. Le vieil homme se transforme en une sorte de vampire, atteint d'une soif inextingible pour le sang frais. Aidé par son petit-fils, il devra lutter contre d'implacables ennemis (dont un sinistre homme de main interprété par Ron Perlman) à la recherche de la montre et de l'immortalité. Etrangement poétique, à la fois émouvant et effrayant, Cronos est un OVNI cinématographique qui renouvelle complètement le mythe du vampirisme.

Mira Sorvino dans Mimic
Mira Sorvino et les insectes
Le succès de Cronos permet à Guillermo de mettre un pied dans Hollywood et de réaliser Mimic en 1997. Il s'agit d'un film du studio Miramax, extrêmement frustrant pour le réalisateur mexicain car il a du mal à affirmer ses idées et sa personnalité et doit accepter un Happy End suite à une projection test.
L'histoire est celle d'un film de monstre assez délirant : une scientifique (Mira Sorvino) est contrainte de lutter contre des cafards géants, pouvant imiter l'apparence humaine et ayant élu domicile dans les profondeurs du métro. Guillermo avait imaginé un film très dérangeant car selon son idée initiale, les insectes étaient les vainqueurs de l'histoire, et l'humanité devait leur céder la place !

Même si ce n'est pas un chef d'oeuvre, Mimic permet à Guillermo del Toro de démontrer une maîtrise extraordinaire des décors et de la lumière (manifestement filmer dans la pénombre n'a pas de secret pour lui), ainsi que des effets spéciaux traditionnels. Il est clair que le réalisateur aime les films d'ambiance et le mystère, et joue sur la suggestion plutôt que sur les effets grandiloquents. On note à nouveau la présence d'un enfant parmi les personnages (le garçon aux petites cuillères), ce qui est une autre marque de fabrique du réalisateur : confronter l'innocence d'un enfant à un univers fantastique, et en faire le témoin d'une tragédie.

l'échine du diable
L'effrayant garçon fantôme
de l'Echine du Diable

Aprés la déception de Mimic, Guillermo del Toro enchaîne sur un film plus personnel en réalisant l'Echine du Diable en 2002, un film à petit budget, tourné en Espagne et proposé par les frères Almodovar. Ce film marque un nouveau tournant dans la carrière du réalisateur, qui s'affranchit des films de monstres pour tourner un film beaucoup plus dramatique et humain.
L'Echine du Diable raconte l'histoire d'un jeune garçon envoyé dans un orphelinat pendant la guerre civile. Il sera confronté au terrifiant fantôme qui hante les lieux mais aussi à la malveillance d'un surveillant (Eduardo Noriega). Heureusement il pourra compter sur l'amitié du directeur de l'orphelinat (Federico Luppi).

Drame social, film de guerre, histoire de fantôme, l'Echine est tout cela à la fois, et reçoit un accueil mérité dans de nombreux festivals (notamment à Gerardmer). Guillermo a affiné dans ce film sa technique de réalisation et son talent à faire monter l'angoisse chez le spectateur est assez prodigieux. Par ailleurs il démontre un véritable savoir-faire pour dépeindre les facettes de l'être humain, et finalement le fantôme fait moins peur que le malveillant Jacinto, interprété par Eduardo Noriega.

La même année, Guillermo se tourne à nouveau vers Hollywood et accepte de réaliser Blade 2, produit par New Line, mais en obtenant une grande liberté artistique. Grâce à Blade 2, il souhaite en réalité démontrer qu'il est capable de réaliser un pur film d'action adapté d'un comic-book, car il peine à mener à bien un autre projet qui lui tient à cœur : l'adaptation d'Hellboy.
Il retrouve Ron Perlman dans le rôle du patibulaire vampire Rienhardt, et s'arrange pour imposer ses idées novatrices. En effet Blade 2 est un peu ce que Batman 2 est pour Tim Burton : un film d'auteur, où le réalisateur se sert du support d'une licence tirée d'un comic pour filmer ses obsessions.
Blade
Blade en pleine action

On retrouve ainsi dans Blade 2 des monstres, une créature insectoïde, un univers souterrain, et une histoire qui tient plus du lyrisme gothique que de l'adaptation de Comic. Totalement soutenu par Wesley Snipes, Guillermo fait ses preuves dans le film de super-héros.
Enorme succès au box-office, Blade 2 est généralement considéré comme le meilleur de la série et donne les coudées franches à Guillermo pour d'autres projets.

Hellboy
Hellboy mène l'enquête :
ça va cogner !

En 2004, le succès de Blade 2 permet enfin à Guillermo del Toro de monter le projet Hellboy avec Ron Perlman.
"J'avais le but explicite, en faisant Blade II, de montrer aux producteurs , que non seulement je pourrais faire Hellboy, mais que Ron Perlman serait parfait dans ce rôle" (interview Mad Movies - juin 2002)

Il s'agit d'une nouvelle adaptation de Comic book mais cette fois l'auteur en est Mike Mignola, avec lequel Guillermo est en osmose totale.
Les deux hommes s'apprécient depuis longtemps et ont beaucoup de points communs dans leur approche du genre fantastique. Ceci explique sans doute pourquoi Hellboy est une des adaptations les plus fidèles ayant jamais été tirée d'un Comic book...
Hellboy (Ron Perlman) est un gentil (quoique caractériel) personnage démoniaque à la peau rouge et aux cornes limées, qui met sa force surhumaine au service d'une organisation secrète, chargée de lutter contre les forces surnaturelles.
Dans ce film qui puise allègrement dans la mythologie lovecraftienne et l'univers nazi, Hellboy doit lutter contre son supposé créateur, le maléfique Raspoutine. C'est un joyeux mélange de film d'horreur, d'humour et d'aventure à la sauce Indiana Jones, qui ne se prend jamais au sérieux et assume son aspect décalé jusqu'au bout.
Hellboy fait plaisir à la fois au fans et à Guillermo del Toro, qui se trouve pour la première fois complètement à l'aise dans un film de studio

le Labyrinthe de Pan
Ofelia et le Faune du labyrinthe
En 2006, Guillermo del Toro retourne au "cinéma d'auteur" avec un projet trés personnel, le Labyrinthe de Pan, qu'il tournera en Espagne.
En pleine période fasciste la jeune Ofélia (Ivana Baquero) accompagne sa mère, qui part rejoindre son nouveau mari, le cruel commandant Vidal (Sergi Lopez). Ofelia doit affonter la malveillance de son beau-père mais fait aussi la rencontre d'un faune, qui lui impose de passer trois épreuves avant de devenir princesse du royaume souterrain.
Conte fantastique, film de guerre, drame psychologique, le Labyrinthe ne laisse pas indifférent. Guillermo del Toro sait marier tous ces ingrédients pour en faire un film totalement maitrisé, qui joue aussi bien sur le registre émotionnel que sur le fantastique pur.

Hellboy 2, The Golden Army devrait sortir en octobre 2008. Dans cette nouvelle collaboration avec Mike Mignola, on retrouve naturellement Ron Perlman dans le rôle d'Hellboy, qui aura fort à faire contre différentes créatures mythologiques désireuses de conquérir le monde.
Hellboy 2
Hellboy 2 : la dreamteam est de retour